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LE COLLECTIF DES YEUX
présente
la divina
un solo
intime et inclassable
de Biño Sauitzvy
théâtre gestuel
mis en scène par
Atsutoshi Hatamoto
Samedi 9, 16 et 23
septembre à 18h
Aktéon théâtre
11 rue du Général Blaise
75011 Paris
réservations 01 43 38 74 62
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| collectifdesyeux@yahoo.fr |
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la divina.
Théâtre gestuel à la lisière de
la danse et du cirque contemporain
Le corps de lacteur est loutil de travail pour
la construction dune narration sans parole.
Jamais un mot nest prononcé, seulement quelques
cris. Un mutisme comme si ce corps a été réduit
au silence, comme si cétait trop difficile
à raconter avec la parole qui prend ici littéralement
corps. Une performance physique dun corps en tension,
léger puis pesant, qui chute et tombe avec fracas.
Une malle souvre, on découvre un corps emboîté,
il symbolise un enfermement, le carcan dune société
des corps et des comportements imposés; cest
ainsi que des couches de vêtements masculins sont
enlevés à la quête dune nouvelle
identité. Cet homme dans des vêtements de femme,
le transgenre, le personnage du travesti reprend
les clichés des reines de beauté pour les
déconstruire, car derrière les apparences,
le maquillage et les masques de la séduction il y
a la souffrance, les drames quotidiens.
Entre chaque tentative de transformation, le corps
du performer devient soudain comme sans vie, passif comme
une poupée que lon déshabille, rhabille
et manipule. Les tenues, accessoires sont comme des prothèses
servant à la construction conflictuelle du corps
intime et social. La douleur est à lorigine
de la métamorphose de cet être ambiguë,
entre le masculin et féminin, qui cherche son identité
dans une société où les rôles
sont imposés.
Le personnage reproduit une gestuelle féminine séductrice
accentuée à outrance, des comportements codés.
Il crée une auto-fiction où tout bascule :
lagonie de la figure de la pin-up, un jeu sur les
limites et dérapages. Entre le monstrueux et
sensuel, humour, dérision, tragique, poésie,
force, grotesque. Et puis il y a la musique, ces chansons
damour tristes, lancinantes qui ponctuent, et sentremêlent
commes des phrases dune histoire tourmentée.
Des circonvolutions sur une chaise
qui devient la métaphore dun partenaire absent.
Par la proximité troublante avec le corps du performer,
il est difficile de prendre ou de garder sa distance.
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Biño Sauitzvy.
Acteur, danseur et metteur en scène
brésilien
Il a commencé son parcours comme acteur en 1994
à Porto Alegre.
Il a été Plusieurs fois prîmé
comme Meilleur comédien à Sao Paulo.
Comme metteur en scène, il a dirigé le groupe
«Sotao» pendant 5 ans.
Il a mis en scène la Trilogie «Sam» sur
lunivers fictionnel de Samuel Beckett.
Pour ce travail il a reçu le prix Açorianos
de Porto Alegre du Meilleur metteur en scène.
Sa dernière mise en scène, le spectacle de
danse-théâtre «Grand Genet : Nossa genhora
dos flores»,
inspiré de lunivers fictionnel de Jean Genet
a reçu les prix de Meilleur spectacle de danse et
Meilleure chorégraphie entre autres.
A Paris depuis 2003, sa recherche porte sur le théâtre
physique lié à la danse, à lacrobatie
et au mime.
Son solo La Divina a été sélectionné
pour le prix Pinokio en Belgique en 2005 en tant que représentant
de la France. Actuellement il est aussi danseur dans la
Cie A fleur de peau.
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Participation sur scène
: Antony Hickling et Luciana Dariano
Création, chorégraphie,
décor et costume : Biño
Sauitzvy et Nando Messias
Assistance chorégraphique
: Grazia Capri et Luciana Dariano
Lumière : Michael
Bugdahn
Régie et technique :
Marcio Muller et Zé Ibaños
Photo : Luise
Kaunert
Graphisme : Sabah
El Jabli
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